Le brûlage des végétaux

Bruler des végétaux à l’air libre lors de l’entretien de son jardin pour faire place nette parait bien anodin. Mais la combustion de déchets verts souvent humides est très incomplète et nous savons aujourd’hui que cela participe à une mauvaise qualité de l’air en émettant de nombreux polluants, dont les particules ou poussières, dioxines … Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

D’après une étude récente du réseau Atmo Rhône-Alpes, un seul feu de 50 kilos de végétaux émet autant de particules que : 8500 km parcourus par une voiture essence récente ou 3500 km pour une voiture diesel, 40 à 400 trajets, selon le véhicule, pour rejoindre la déchetterie la plus proche, 4 mois et demi de chauffage d’un pavillon avec chaudière fuel, une demi-journée de feu de bois d’une cheminée ouverte .

Une première solution est d’apporter ces déchets verts à la déchetterie qui les recyclera. Mais pourquoi ne pas reconsidérer cette matière vivante, la réutiliser et en profiter ? Au composteur seront bienvenues les tontes d’herbe et les feuilles mortes.

Au pied des arbustes ou des haies, l’herbe tondue et séchée un jour ou deux, étalée en fine couche, gardera la fraicheur de la terre. Les tailles de haies, passées au broyeur, ne représentent plus qu’un tout petit volume.

Le broyat des feuillus s’emploie facilement en paillis pour protéger le sol de trop grosses chaleurs et/ou limiter la croissance d’herbes non désirées. Apporté à l’automne au potager, il constitue une bonne couverture et évite le lessivage de la terre .Après quelques semaines, tout aura disparu, pourvu que les déchets soient bien étalés. Tout ce que l’on peut rendre à la terre lui garde sa fertilité.

Sources :

www.atmo-rhonealpes.org ” Biomasse et particules, de quoi s’agit-il ? ” Oxygène 9. dossier du 4° trimestre 2008.
Chessy-Infos mars-avril 2011 N°76