Le mystère de la grotte bleue

Ce n’est pas à Capri mais bien à Chessy-les-Mines !
Les anciens cassissiens racontaient qu’autrefois, dans les profondeurs du sous-sol du village existait une superbe grotte bleue, si grande qu’on pouvait s’y tenir debout.

Je me laissais aller à rêver de cette grotte légendaire dans laquelle de superbes cristallisations de chessylite garnissaient la paroi et j’imaginais les gerbes étincelantes de cristaux dans toutes les nuances de bleu.

Quelle déception d’apprendre plus tard, au hasard de mes lectures, qu’il s’agissait en réalité d’une cavité artificielle, sans doute creusée à l’occasion de l’exploitation des mines.
Les parois et le sol étaient recouverts de concrétions molles et gélatineuses dont l’origine était le ruissellement des eaux acides dans l’excavation. On montrait, paraît-il, cette curiosité aux visiteurs.

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LES HALDES DE LA MINE BLEUE 2008

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De pluie, de mer, gazeuse ou plate, l’eau donne la vie et coupe la soif.

Mythe ou réalité ? Allez donc savoir ! La mine bleue fut bien découverte il y a exactement deux siècles, en 1811, à 400m sous nos pieds, par un certain Christian Traugett Wöllner, elle fut exploitée de 1812 à 1828 et fournit 4000 tonnes de cuivre.

C’était le début de la révolution industrielle, de la première locomotive à vapeur, alors même si cette grotte fabuleuse existait vraiment, je gage que les intérêts économiques furent les plus forts…

Que de magnifiques azurites transformées en câbles de cuivre, tuyaux et autres gouttières… Quel dommage !

Heureusement, de magnifiques spécimens de ce minerai furent sauvés grâce aux collectionneurs du monde entier.

Sources :  » Le Règne Minéral  » Hors-Série 2003 – Mines et Minéraux de Chessy (Rhône)