Voyage annuel en Bourgogne du Sud

Depuis plusieurs années La Vigneronne organise des voyages pour ses adhérents et recherche des destinations où se mêlent culture, patrimoine et environnement.

Samedi 16 juin 2012 nous voilà donc partis dès 7h45 en direction de Tournus par l’A6 et ensuite D14 en direction du site médiéval de Brancion, la plus importante place forte de Bourgogne du Sud.
La chance était avec La Vigneronne puisque ce fut le seul jour de beau temps de la semaine…

La forteresse de Brancion est située sur la commune de Martailly-lès-Brancion, sur une hauteur dominant la vallée de la Grosne. , elle est restée un exemple vivant de l’architecture militaire du Moyen-âge et elle offre une vue incomparable, depuis son donjon, sur le petit village de Brancion et son église romane, puis sur une immense étendue de plaines et de collines.

La porte voûtée est l’unique accès au château et au village entourés de ravins abrupts. On se trouve alors en plein décor moyenâgeux, avec le château, les halles, les maisons anciennes et l’église romane.

Notre charmante guide nous expliqua que la mention la plus ancienne du château remonte au Xème siècle et que durant trois cents ans, Brancion fut un bastion imprenable et invincible.

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Les seigneurs de Brancion avaient pour armes :  » D’azur à trois fasces ondées d’or  » .

Comme nous avions eu la chance de nous documenter en héraldique à l’occasion de la fête du village la semaine précédente (La Vigneronne ayant organisé un atelier de blasons) nous n’étions pas peu fiers(ères) de montrer que les blasons n’avaient plus de secrets pour nous …ou presque.

L’histoire de ces seigneurs fut une longue suite de batailles et de pillages
Heureusement, ils s’amendèrent au XIIIe siècle où Jocerand de Brancion meurt aux Croisades à la bataille de la Mansourah en Egypte (1250) aux côtés de Saint Louis (son gisant se trouve dans l’église de Brancion).

En cheminant de terrasse en terrasse, nous découvrons :

  • Le logis de l’An Mil, demeure des premiers sires de Brancion.
  • Le château seigneurial et son donjon haut de 23 mètres.
  • le château ducal.

Nous visitons ensuite l’église Saint-Pierre qui domine le paysage exceptionnel de la vallée de la Grosne.
Elle abrite de superbes peintures murales du XIIIème siècle et des vitraux réalisés à la manière des vitraux d’albâtre.
Elle est classée monument historique depuis 1862.

Après cette belle leçon d’histoire nous allons déjeuner au restaurant de La Place à Malay à 11km de là.

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L’après-midi, entre Tournus et Cluny, au cœur de la Bourgogne du Sud, le château de Cormatin nous attendait au milieu de ses jardins et de ses pièces d’eau.

Parfaitement conservé, il compte parmi les plus beaux de France. Ce château, élevé de 1605 à 1616, a sans doute été conçu par un architecte d’Henri IV, Jacques II Androuet du Cerceau.

Larges douves, tourelles, haut socle à bossages, canonnières et pont-levis, le château était fait pour impressionner. Il y réussit encore aujourd’hui.

La somptueuse décoration Louis XIII de l’aile Nord est l’oeuvre du marquis Jacques du Blé et de son épouse, Claude Phelypeaux, proche de la reine Marie de Médicis.

Ils voulurent recréer dans cette résidence d’été la sophistication de la mode parisienne, en s’inspirant du palais du Luxembourg.
Peints, sculptés et dorés du sol au plafond, ces appartements éblouissent par leur polychromie et le raffinement des détails.

L’escalier intérieur  » vide à la moderne  » est copié sur celui qui existait au palais du Luxembourg, à Paris.

Le château passa entre les mains de nombreux propriétaires. L’un d’eux, Joseph Salavin transforma l’aile sud en manufacture d’indienne, cette partie du bâtiment s’écroula car les murs porteurs avaient été détruits.
Un certain Raoul Gunzbourg, ancien directeur de l’opéra de Monte Carlo l’acheta à la fin du XIX ème siècle et donna des opéras dans les jardins du château.
Il a été rénové par ses actuels propriétaires Marc Simonet-Lenglard, Pierre Almendros et Anne-Marie Joly.

Après la visite des bâtiments nous avons flâné dans les jardins à la française, admirant les superbes topiaires représentant les animaux de la basse-cour,

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Certains ont même failli se perdre dans le labyrinthe de buis !

Les amateurs de jardinage ont pu se promener dans le potager à l’ancienne ou les légumes bien alignés voisinent avec les fleurs et les aromatiques.

Le retour par Villefranche-sur Saône fut mouvementé car l’embrayage faillit nous lâcher, le chauffeur accomplit une véritable prouesse dans la mesure où il ne devait pas s’arrêter avant l’arrivée sous peine de ne pas pouvoir redémarrer…il réussit cependant à nous ramener à bon port à la Salle des Fêtes de Chessy-les-Mines sous nos applaudissements !

A l’an prochain pour de nouvelles découvertes !